BGR

HumaniDem
Le blog politique de BGR

Flux des articles    Flux des commentaires

Abonnement gratuit

Contact HumaniDem

Jeudi 17 septembre 2009

De Kyoto à Copenhague (2/4)

HumaniDem

Bonjour,

Après un premier article dressant l’état des lieux à propos du réchauffement climatique, cette seconde partie évoque ce qui a été décidé à Kyoto et analyse les premiers résultats de cet accord international.

Les pays membres de la convention climat de 1992 avaient pour objectif de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique. Ils se sont collectivement engagés à prendre des mesures de précaution pour prévoir, prévenir ou atténuer les causes des changements climatiques et en limiter les effets néfastes. Concrètement, tous les pays avaient l’obligation de publier des inventaires de leurs émissions de gaz à effet de serre, d’établir, de mettre en œuvre et de publier des programmes nationaux contenant des mesures visant à atténuer les changements climatiques.

Le protocole de Kyoto

Signé en 1997, le protocole de Kyoto est le premier accord international contraignant pour lutter contre le réchauffement climatique. Il va plus loin que la convention climat de 1992, car il propose un calendrier de réduction des émissions des six gaz à effet de serre considérés comme la cause principale du réchauffement climatique des cinquante dernières années. Il comporte des engagements précis de réduction des émissions pour 38 pays industrialisés, avec une réduction globale de 5,2% des émissions de dioxyde de carbone (CO2) d’ici 2012, par rapport aux émissions de 1990.

Le mécanisme des permis négociables (MPN) est le principal outil prévu par le Protocole de Kyoto. Il vise à encourager le plus rapidement possible l’amélioration des systèmes de production les plus polluants et les moins efficaces. Les efforts de réduction des émissions dans de tels systèmes ont un faible coût comparé à des efforts de réduction dans un système déjà performant. La marge bénéficiaire, fruit de la revente des permis, revient essentiellement à ceux qui amélioreront les structures les moins efficaces et les plus polluantes. Plusieurs pays peuvent s’accorder pour maîtriser les émissions de CO2 au meilleur rapport efficacité/prix, c’est-à-dire là où les réductions d’émissions sont les moins coûteuses.

Le mécanisme de développement propre (MDP) a été créé dans le cadre du protocole de Kyoto afin de permettre aux Occidentaux de réaliser leurs objectifs en investissant dans des projets au sein des pays en développement. Il est la réponse aux demandes des pays en développement de bénéficier d’un mécanisme financier qui appuie le développement économique en adoptant des méthodes de production plus écologiques.

La mise en œuvre conjointe (MOC) vise en priorité à financer des projets de stockage du carbone ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Elle concerne les projets industriels ou forestiers de lutte contre l’effet de serre, comme ceux lancés par la Russie et les pays d’Europe centrale ou orientale. Ces projets permettent de générer des crédits d’émission de gaz, utilisables par les investisseurs.

Les Etats-Unis sont signataires du protocole de Kyoto, mais ne l’ont jamais ratifié. En 1997, le Sénat américain a refusé de ratifier le traité à 95 voix contre 0 ! Ainsi, pas un seul sénateur démocrate n’a voté en faveur du protocole.

Si l’administration Bush et l’État fédéral américain ont refusé de ratifier le protocole de Kyoto, des décisions pour réduire les émissions de CO2 sont prises au niveau régional et local. Au moins 28 États américains ont ainsi développé des plans climat et se sont fixés des objectifs de réduction de leurs émissions. En particulier, la Californie et le Nouveau-Mexique ont adopté des objectifs ambitieux de réduction des émissions à l’horizon 2050. L’élection de Barack Obama est probablement un facteur essentiel pour amener l’Amérique à une attitude plus responsable et incitatrice sur ce dossier.

Pour la majorité des pays en développement et en particulier pour des pays comme la Chine ou l’Inde, le changement climatique n’est pas une priorité face aux autres enjeux du développement. Il est vrai qu’étant donné leur niveau de développement, ces pays n’ont pas les mêmes sensibilités vis-à-vis des questions environnementales. Ils pensent que les pays développés doivent agir en priorité car ceux-ci ont une responsabilité historique sur l’augmentation actuelle des concentrations de gaz à effet de serre. De plus, ils considèrent l’augmentation de leurs émissions par tête, qui sont aujourd’hui très faibles, comme une conséquence inéluctable de leur développement. Pourtant, l’Inde par exemple, risque aussi de subir un fort impact suite au changement climatique, en particulier dans le domaine agricole à cause de possibles variations de la mousson.

Les pays en voie de développement n’ont pas d’engagement quantifié de réduction de leurs émissions dans le protocole de Kyoto. C’est une des raisons pour laquelle les États-Unis refusent de ratifier le protocole en l’état. Ils souhaitent associer les pays dits « émergents » comme l’Inde, le Brésil, l’Indonésie, la Chine, le Mexique ou la Corée du Sud, mais ces derniers craignent que de tels efforts entravent leur croissance économique.

Les pays de l’OPEP, surtout l’Arabie Saoudite et le Koweït, exigent des aides financières pour leur diversification économique, au titre des compensations prévues par le protocole.

Nos premiers résultats

Selon les chiffres publiés par WWF, les pays du G5 (Brésil, Inde, Chine, Mexique et Afrique du Sud) ont fait plus d’efforts que les pays du G8 dans la lutte contre le changement climatique. Parmi les pays du G8, l’Allemagne a reçu le meilleur score, suivie par la Grande-Bretagne, la France, l’Italie, le Japon, la Russie, Les États-Unis et le  Canada.

L’Union européenne croit fermement que le réchauffement climatique ne doit pas dépasser de plus de 2°C les niveaux de l’époque préindustrielle. De nombreuses preuves scientifiques confirment en effet que le risque de bouleversements environnementaux irréversibles et potentiellement catastrophiques augmentera sensiblement au-delà de ce seuil. Pour que l’on puisse rester dans cette limite des 2°C, les émissions mondiales devront cesser de croître d’ici 2020 et ensuite être réduites de moitié par rapport à leurs niveaux de 1990 d’ici 2050.

Les 27 pays de l’Union européenne ont adopté in extremis un plan de lutte contre le réchauffement climatique pour l’horizon 2020 Il est dénommé « trois 20 » en raison de ses objectifs :

  • 20 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990,
  • 20 % d’énergies renouvelables dans la consommation totale,
  • 20 % d’économies d’énergie à l’horizon 2020.

Avec cet accord, l’UE a souhaité donner un signal fort à la communauté internationale, avant la conférence mondiale sur le climat de Copenhague.

Déjà à Poznan en 2008, les pays pauvres ont accusé les riches de ne pas les aider suffisamment à faire face aux conséquences du dérèglement climatique comme les sécheresses, les inondations, les épidémies et la montée du niveau des mers. Pour autant, la réunion de Poznan a permis la création d’un fond pour aider les pays en développement à s’adapter aux conséquences des changements. Mais ce fond ne devrait permettre de recueillir que 80 millions de dollars, soit une fraction des dizaines de milliards nécessaires chaque année d’ici 2030, selon les Nations Unies, pour aider le monde en développement à s’adapter à l’évolution du climat.

Si vous vous sentez concernés par la lutte contre le réchauffement climatique, vous pouvez soutenir l’initiative du collectif Copenhague 2009 : L’ultimatum climatique.

Plus de 5 000 nouvelles signatures de l’appel au Président de la République ont été ajoutées depuis mon premier billet.

Dans le prochain billet, j’aborderai le futur protocole de Copenhague qui doit impérativement permettre d’améliorer nos résultats dans la lutte contre le réchauffement climatique.

À très vite !

BGR

Magie du Pays Basque et du Béarn 8

la règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle car nous ne penserons jamais tous de la même façon

Bookmark and Share
  • Wikio FR
  • Facebook
  • Twitter
  • MySpace
  • Digg
  • Netvibes
  • Technorati
  • Google Bookmarks
  • Live
  • Print this article!
  • E-mail this story to a friend!

14 commentaires pour De Kyoto à Copenhague (2/4)

  • Thierry P.

    Super ;-)
    C’est intéressant d’avoir rappelé les spécificités des Etats-Unis liées á leur statut de république fédérale.

  • Alors moi, Bernard (et Thierry) j’aimerais bien que vous me disiez ce que vous pensez des antithèses. c’est à dire du fait que le soleil serait dans une période moins chaude et que nous allons plutôt vers le refroidessement climatique.
    j’ai trouvé par exemple ceci :
    http://www.lepost.fr/article/2009/05/21/1544892_le-refroidissement-climatique-apocalypse-en-vue.html

    et ceci :
    http://www.resiliencetv.fr/?p=5121

    ou encore :
    http://www.francisrichard.net/article-26469556.html

    Que faut-il en déduire ? que personne ne sait vraiment ? que l’activité humaine est tout à fait négligeable et quoi que nous fassions nous ne pouvons agir sur la température ?
    Bon, voilà, c’est juste un petit gravier dans la mare… ;-)

  • BGR

    Petite remarque d’ordre bloguistique : Le commentaire de Françoise a été automatiquement mis en attente parce qu’il comporte trois liens. C’est une des règles préconisées pour éviter les spams.

    Je l’ai évidemment débloqué, dès que j’en ai pris connaissance…

  • BGR

    De toute évidence, le climat de notre planète n’est pas simple à analyser et encore moins simple à prévoir. Les multiples facteurs d’influence doivent nous conduire à la plus grande prudence.

    Je crois que personne, au sein du GIEC ou ailleurs, ne pense un seul instant que le CO2 et les autres gaz à effet de serre sont les SEULS agents de l’évolution du climat, mais il est maintenant établi qu’ils y contribuent.

    Je pense que les experts du GIEC n’ignorent rien des phénomènes périodiques qui modifient notre climat : cycles océaniques, cycles solaires… Ces phénomènes ont été intégrés dans leurs modèles et chaque recherche, chaque nouvelle découverte permet d’affiner les perspectives annoncées.

    Une lecture attentive des articles cités par Françoise révèle des arguments assez faibles et parfois plus que douteux. Je n’en citerai qu’un : « Le titre de cet article en dit long sur la confiance du New Scientist dans les prévisions à long terme du GIEC: « Le climat mondial pourrait se refroidir et se réchauffer plus tard ».

    ;-) ;-) ;-)

    J’attire votre attention sur ce qui se trouve en arrière-plan des uns et des autres. Derrière le GIEC, on trouve l’Organisation des Nations Unies et toute la communauté scientifique mondiale. Derrière certains autres, on trouve notamment l’encyclopédie libérale et libertarienne, quelques lobbies ultra ou néolibéraux ou quelques sponsors de l’industrie pétrolière.

    Mais nous avons le devoir d’entendre, aussi, la voix de ces scientifiques qui expriment une opinion différente et de décider de la conduite à tenir pour l’avenir.

  • Thierry P.

    @ Françoise à qui BGR a très bien répondu
    Les travaux des scientifiques du GIEC donnent lieu à des conclusions de consensus.
    En retenir qu’il ne s’agit en rien de conclusions définitives mais bien de conclusions arrêtées à un instant T par des scientifiques sur la base de l’exploitation et de l’interprétation de données observées à l’instant T.
    Ensuite, les modélisations et « prévisions » auront toujours une marge d’erreurs qu’admettent les scientifiques en utilisant des fourchettes et en établissant plusieurs scénarios.
    Sans céder au catastrophisme, il convient de noter que les scénarios au fil du temps sont plus « sombres ».

    Il y aura toujours des contradicteurs pour tenter de relativiser voire de nier les évidences.
    Malheureusement, nous n’avons plus le temps de nous poser collectivement des questions sur la pertinence ou pas d’avancer l’idée d’un dérèglement climatique.
    Les causes en sont multiples et s’observent à vaste échelle, il convient de ne pas trop chinoiser sur le « local » si une prévision n’est pas aussi patente dans les faits observés.
    Les travaux du GIEC ne devraient pas être remis en cause par des crétins irresponsables qui utilisent des arguments pseudo-scientifiques ou à tout le moins parcellaires.
    Les citoyens veulent s’informer, c’est légitime. Mais pour ce faire, ils faut qu’ils choisissent des sources fiables et exemptes de partis-pris idéologiques.
    Je ne mets pas le lien (pour ne pas passer à la trappe), mais je signale que l’organisation météorologique mondiale publie un bilan annuel.
    Le bilan 2008 (16 décembre 2008) classe cette année comme étant une des 10 plus chaudes depuis 1850 (ce sont des moyennes).
    La différence est minime en soi : +0,31 degré C’par rapport aux moyennes observées sur la période 1961-1990.
    Le phénomène de la Nina est un des facteurs retenus pour expliquer cette hausse, mais il ne suffit pas à expliquer cette élévation des moyennes.
    En France, sur les huit années les plus chaudes enregistrées depuis 50 ans, 7 appartiennent au XXIe siècle (la huitième année est 1998)
    Donc il y a peut-être de quoi s’alarmer. Il vaut mieux anticiper les dérèglements climatiques, quitte à être ridicule ultérieurement s’ils s’avéraient plus minimes que prévus.
    C’est un devoir de continuer à informer inlassablement les citoyens.
    En cela, la démarche de BGR a tout mon soutien.
    Je regrette que les blogs en général si prompts à « s’échauffer » pour l’accessoire ne soient pas plus actifs pour sensibiliser sur ce sujet.
    Car ce sont les citoyens qui pourront peut-être infléchir les politiques.

  • Un grand merci à tous les deux, Bernard et Thierry, pour vos explications tout à fait argumentées. Je crois que je vous ai donné bien du travail. J’ai d’ailleurs bien envie de continuer…
    BGR je t’ai tagué ! Et si Thierry tu voulais bien faire ce même Tag, j’en serais ravie.
    Grosses bises à tous les deux.

  • Thierry P.

    @ Françoise
    Je réponds à ma manière à ton invitation.

    Je me souviens avoir eu très tôt le désir d’accéder à ce monde fait de papier recouverts de signes. J’avais dû très vite comprendre que ces signes se combinaient entre eux pour donner du sens. Aidé par ma mère et ma sœur, à cinq ans, avant même d’avoir connu la Communale, je savais lire. Dès lors a commencé mon voyage au pays des livres qui dure encore.
    Mon premier livre ? Sans doute « la Petite sirène » d’Andersen. Une chose est sûre, je connus en lisant ce conte ma première émotion de lecteur. Quelle idée d’écrire des chose tristes !
    J’eus ensuite ma période Jules Verne. Très vite, mon argent de poche contribua à financer l’achat de ce qui aller constituer le fonds de ma première bibliothèque. Verte qu’elle était, couleur de mes vertes années. J’en étais fier, comme d’autres auraient pu être fier de leur train électrique ou de leurs légos.
    Je lisais donc beaucoup, au grand effroi de de mon père, pour qui lire était une activité inutile.
    A se demander si lire, en ce qui me concerne n’aurait pas été une réaction œdipienne face à la figure tutélaire du père ?
    En tout cas, je connus les délices de la clandestinité, quand le couvre-feu ayant été décrété au logis familial, j’achevais mes lectures à la lampe de poche sous les draps en cathédrale.
    A l’école, on me rangea très vite dans la case des « littéraires ».
    La lecture est contagieuse. Je suis littéraire comme d’autres sont poitrinaires au sanatorium (clin d’œil à un de mes livres préférés, la Montagne magique). De ce virus, je ne suis pas encore guéri.
    Lire, c’est vivre. Le slogan pourrait paraître prétentieux !
    Mais comment relater sinon ces longues séances de lecture du mercredi après-midi, où, alors interne au lycée, je jouais au rat de bibliothèque près d’un poêle d’une bibliothèque municipale d’une préfecture de province. Je découvris alors la monumentale Encyclopédie de Diderot et d’Alembert dans son édition d’époque. En tournant les pages de cette œuvre, j’entrevoyais certaines des idées phares sur lesquelles s’appuierait la Révolution : Liberté – Égalité – Fraternité.
    Mon internat au lycée fut une époque où je lus intensément. J’attendais avec impatience le retour vespéral du vendredi. Ce jour-là était particulier, car pour rien au monde, je n’aurais raté l’Apostrophe du père Pivot.
    Bernard Pivot est un de ces hommes à qui je suis redevable de nombreuses découvertes.
    Je fus intrigué par Pivot indiquant qu’un certain Julien Gracq refusait tout entretien.
    J’entrepris donc de découvrir l’œuvre de cet écrivain si mystérieux qui refusait de se faire apostropher dans la petite lucarne. Chez le libraire, je constatais que ses livres n’étaient pas massicotés. Patrice, le libraire, éclaira ma lanterne en m’expliquant que c’était un choix délibéré de l’éditeur José Corti.
    Massicoter un livre avant de s’y plonger est un geste magique qui nous ramène à ces temps anciens où on prenait le temps de lire.
    Un mot, pilon, me fait frémir. Tel est le sort dérisoire de tant et tant de livres invendus. Un autre mot, autodafé, m’insupporte. Il me fait entrevoir les sombres pages brunes de l’histoire des hommes. Quand la folie destructrice s’attaque aux livres, il n’est plus de place pour la raison et l’humanisme.
    Je repense souvent à cet écrivain Stéphan Zweig qui opta pour le suicide pour ne plus voir le spectacle de cette barbarie nazie.
    Si j’ai écrit précédemment que « lire c’est vivre », je pense aussi que « lire rend libre » ; d’ailleurs livre et libre ont la même graphie en latin, liber.
    Lire c’est vivre, c’est découvrir la liberté, mais c’est aussi voyager dans le temps, l’espace et l’imaginaire.
    Mes lectures ont inspiré quelques-uns de mes périples. Je ne saurais raconter l’intense émotion m’étreignis la première fois où je pénétrai dans la librairie de Montaigne, bibliothèque d’un humaniste qui rédigea son œuvre sous des solives peintes de maximes édifiantes.
    Donc je lis. Par goût désormais, je préfère les nouvelles et les polars qui sont des livres guère épais (Clin d’œil à Tolstoï) mais leur brièveté permet de bien jauger le talent de l’auteur.
    Comment s’y retrouver dans la masse impressionnante de l’offre ?
    Il y a des auteurs dont je surveille la parution du dernier opus (Ismaël Kadaré, Patrick Modiano…). Mais il y aussi des découvertes inopinées en librairie, une quatrième de couverture alléchante, un feuilletage rapide m’ont souvent fait découvrir des bijoux de lecture.
    Je dois l’avouer, je me suis quelquefois planté dans ces choix dus au hasard. Ce furent de ces livres qui nous tombent des mains, ces livres qui sont vite donnés à quelqu’un en espérant qu’ils plairont.
    Se planter dans son jugement, est un des aspects de la condition de lecteur. Le jugement n’est jamais infaillible.
    Que dire de plus ?
    J’aime beaucoup l’élégance de la police Garamond que j’ai découverte dans la bibliothèque de la Pléiade de Gallimard.
    On a pu me prendre pour un extraterrestre quand pendant des années, j’avais renoncé à la télévision pour mieux pouvoir lire.
    Pour terminer, je répondrai à une des questions de Marcel :
    - Quel est le livre que vous emporteriez sur une île déserte ?
    - « Madame la Cour la Mort » de Jean-Michel Delacomptée probablement
    - Pourquoi ?
    - Pour le style, quel style ! Pour l’époque, quelle époque ! Pour le thème, un de ces thèmes majeurs, sinon le seul, de notre condition de mortel, qui fait que l’homme n’est finalement qu’un simple roseau pensant.
    - C’est tout ?
    - C’est tout !

  • Thierry P.

    Commentaire précédent posté avec quelques petites fautes, résultat d’une relecture trop rapide :-(

  • Je t’ai répondu Thierry sur mon blog mais je viens le faire encore ici, tant j’ai été impressionnée par tes écrits et… ta réactivité.
    Je ne connais pas du tout Jean Michel Delacomptée ; c’est certain que tu m’as donnée l’envie de le lire ce fameux livre !
    ;-)

  • Je ne crois pas que les gouvernements ont conscience de l’importance de la réduction des émissions de CO2 et du méthane, ils cherchent surtout la croissance économique

  • Heureusement qu’il y a des sites comme vous pour nous informer.

    Farid.

  • J’ai signé (merci pour le rappel utile) ! en revanche, étonnant que le site ne demande que l’adresse mail ; ni nom ni autres informations. Ça n’est pas un signe de sérieux (/mode understatement on/) dans leur démarche de mobilisation.

  • pholcidae

    Merci pour ce travail de très bonne qualité BGR.
    Même si j’ai tendance à rester pessimiste comme suite au 1er volet de ton exposé… (je pense notamment que Philippe a raison)
    La majorité de mes congénères me blasent ! :( Keep on writing, dude…

  • BGR

    Lorsque la cause est juste, il ne faut pas renoncer à se battre.
    Je n’oublie pas que j’ai deux autres volets à publier sur ce sujet.