Déserteur des isoloirs pendant de trop longues années, j’ai fini par comprendre que l’abstention n’était pas une solution responsable. Face au constat d’une abstention toujours croissante, notamment chez les jeunes, c’est avec une grande conviction que j’ai signé l’appel suivant :
Appel des bloggeurs démocrates
contre l’abstention
Et vous, vous faites quoi dimanche ?
Un bel exemple ! Que s’est-il passé ce week-end ? Plus de 62% des irakiens se sont déplacés, bravant les menaces terroristes, pour élire leurs représentants. Dimanche, c’est pour nous tous le premier tour des élections pour nos régions. Si nous, nous n’y allons pas, que nous diront-ils ? La démocratie et la liberté d’expression sont un combat de chaque jour, nombreux sont ceux dans le monde qui se battent chaque jour pour défendre la liberté de pensée. Nous, nous avons ce droit. Le premier tour ne repassera pas deux fois, c’est dimanche, ne le laissons pas passer. Ne lâchons rien : ce dimanche, votons ! Et appelons à voter autour de nous !
Le premier tour des élections, c’est le tour du pluralisme !
On nous fait croire que de toute façon tout est plié, qu’on n’a pas le choix dans un combat de coqs national ! Au contraire ! Au premier tour, on n’a pas que deux listes qui se présentent. Dans chaque région, de nombreux mouvements se présentent pour porter un message. Un vrai choix de projets existe, le monde binaire, bipolaire qu’on nous présente fait penser au retour de la guerre froide ! Mais ce n’est pas la réalité, le pluralisme existe et si des listes indépendantes se présentent à notre suffrage, c’est que des citoyens ont choisi de proposer une alternative. C’est à nous citoyens de transformer l’essai en donnant la possibilité à des voies nouvelles d’être entendues !
Les régions peuvent agir concrètement pour notre quotidien !
On nous parle de technique, de millefeuille ? Ça paraît compliqué… Pourtant les régions, comme les autres collectivités locales, ont un rôle concret pour agir au quotidien. Elles sont un souffle pour la démocratie locale! Donnons-leur une vraie légitimité citoyenne en votant pour nos élus !
Et ce n’est pas aussi compliqué qu’on essaie de nous le faire croire : tous les jours on emprunte les transports en commun, on souhaiterait que le tissu de TPE et PME local soit favorisé et renforcé pour créer de l’emploi, on souhaiterait trouver des formations professionnelles adaptées, une meilleure orientation pour les jeunes. Il y a des choses à changer, à améliorer partout en France, et donc des raisons de voter pour ceux qui expriment ce changement. Ces personnes existent et se présentent à nos suffrages, écoutons-les !
Parce que notre combat de citoyens engagés est de faire vivre le débat démocratique ouvert, nous, blogueurs démocrates, appelons tous les citoyens à voter ce dimanche pour faire entendre leur voix ! Nous irons voter et appellerons à voter autour de nous ! Faisons tous de même !
À très vite !
BGR
la règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle car nous ne penserons jamais tous de la même façon
Sur le plan de la démarche ou de la méthode politique, voici en quelques mots comment je conçois « autrement » la prochaine campagne électorale et toutes celles qui suivront.
Ne pas faire de la politique « contre »
Faire de la politique « pour »
Même si les médias en font leurs choux gras, le citoyen et l’électeur n’attendent pas que l’on démolisse nos concurrents, particulièrement lorsqu’ils sont crédibles. Il me paraît illusoire de penser que nous puissions attirer des suffrages par de telles méthodes. Nous devons au contraire nous focaliser sur des objectifs constructifs, sur notre programme et nos propositions.
Refuser le jeu des bons mots et des petites phrases
Si les médias en raffolent également, les bons mots, petites phrases et autres formules assassines ne contribuent pas à la force du débat politique. Ils participent au contraire à sa décrédibilisation aux yeux du citoyen.
Communiquer sur ces deux aspects
La mise en pratique des deux propositions précédentes ne doit pas avoir pour résultat de nous affaiblir par rapport aux autres candidats. Il est nécessaire de communiquer abondamment à ce sujet, en affirmant que nous ne nous battons pas contre les autres candidats mais pour nos concitoyens et que nous ne répondons pas aux attaques ad hominem et aux propos déplacés.
À très vite !
BGR
la règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle car nous ne penserons jamais tous de la même façon
C’est mon ami Thierry P. qui m’a tagué afin que je dévoile cinq livres qui ont marqué ma vie. Mon inculture littéraire est telle que j’aurai sans doute quelques difficultés pour trouver cinq ouvrages qui ont réellement marqué ma vie. J’ai lu le Procès de Kafka lorsque j’étais encore au collège et Camus, Sartre , Gide et Prévert ont été mes choix pour l’oral du Bac. Mais j’avoue ne plus beaucoup m’intéresser à la littérature depuis de nombreuses années.
Le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas est pour moi une très longue histoire familiale qui débute à l’aube du XXe siècle. Mes arrières-grands-parents maternels, qui vivaient non loin de l’auberge du Pont du Gard de Caderousse, avaient suivi « l’affaire » avec beaucoup de passion. Ils décidèrent de prénommer leur fils ainé Dantès ! Mais celui qui fut envoyé à la mairie pour les formalités, ne se souvenant plus du prénom étrange, dit à l’édile de la mairie : « Mais oui, tu sais bien, comme le Comte de Monte-Cristo ». C’est comme ça que mon grand-père fut prénommé… Edmond ! Quelques décennies plus tard, celui-ci réussit finalement et non sans mal, à prénommer son fils ainé Dantès. Le roman d’Alexandre Dumas fait ainsi partie de notre identité familiale et c’est dès le plus jeune âge que je me suis familiarisé avec ce récit. J’ai commencé par les deux tomes de la bibliothèque verte et je n’oublierai jamais l’énorme livre offert par ma mère, dont les pages devaient être séparées unes à une, ce qui me lamentait, surtout parce que j’étais incapable de les couper proprement. Pour conclure sur cette saga, sachez que mes enfants m’ont récemment offert une magnifique édition sur velin en quatre volumes reliés cuir et que je ne peux m’empêcher de regarder à la TV la plupart des rediffusions des multiples adaptations de ce chef-d’œuvre.
Le théorème mathématique autant que philosophique de l’incomplétude, abordé dans Gödel, Escher, Bach, les Brins d’une Guirlande Éternelle de Douglas Hofstadter, est une perpétuelle réjouissance de l’esprit et je ne me lasse pas des miroirs magiques qui reflètent l’œuvre de ces trois génies. Un jour peut-être vous dirais-je comment j’ai compris le sens profond de l’incomplétude. Encore une histoire de prénoms…
À l’heure où l’on commémore Albert Camus, je me souviens de L’Étranger qui fut mon sujet à l’oral du bac. De manière tout à fait inhabituelle, l’examinatrice bourguignonne m’a fait lire les premières lignes du roman et nous n’avons parlé que des deux premières phrases… pendant plus d’une demi-heure !
Aujourd’hui, Maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas.
Avant de vous dévoiler trop impudiquement toute mon intimité depuis ma plus tendre enfance, je m’arrêterai à ces trois livres et je transmets le tag à Chantal et à Olivier.
À très vite !
BGR
la règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle car nous ne penserons jamais tous de la même façon
Le décès de Philippe Séguin, au cours de la nuit dernière, a été annoncé par l’ensemble des médias qui ont ainsi relayé l’information initiale de RTL. Je n’ai pas pour habitude de publier des billets nécrologiques et encore moins celle d’encenser les défunts. Mais la personnalité de Philippe Séguin est si particulière dans le paysage politique qu’il m’a semblé indispensable de lui consacrer quelques mots.
Parmi les dirigeants politiques d’envergure nationale, cet homme est un des rares qui ait, à mes yeux, toujours gardé une crédibilité forte. Même lorsque je ne partageais pas ses points de vue, ce qui fut plus que fréquent, j’ai toujours pensé que Philippe Séguin plaçait ses convictions politiques au dessus de ses ambitions politiciennes. Il n’a jamais fait partie des brailleurs ou des polémistes invétérés. C’est avec des politiciens de sa trempe que la France peut espérer avancer.
À très vite !
BGR
la règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle car nous ne penserons jamais tous de la même façon
Nénesse ! Nénesse ? Bien sûr vous le connaissez ! Chacun le voit et l’entend à peu près tous les jours et sur tous les médias. De son excès de communication, pouvons-nous retenir l’essentiel ? Il n’est pas inutile, il est peut-être même nécessaire et salutaire, de se remémorer quelques déclarations de celui qui dirige notre pays.
Cette première citation m’a été transmise par Philippe. Je le remercie d’autant plus qu’il a partiellement inspiré cette nouvelle rubrique que j’espère périodique :
« Je veux, si je suis élu président de la république, que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid. Parce que le droit à l’hébergement, je vais vous le dire, c’est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n’est plus choqués quand quelqu’un n’a pas de toit lorsqu’il fait froid et qu’il est obligé de dormir dehors, c’est tout l’équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s’en trouvera remis en cause. »
Charleville-Mézières
18 décembre 2006
Discours cité par de nombreux médias
Évidemment, vos commentaires sont les bienvenus…
À très vite !
BGR
la règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle car nous ne penserons jamais tous de la même façon
Meilleurs vœux à toutes et à tous pour l’année 2010 !
Outre la satisfaction de vos aspirations personnelles, familiales et professionnelles, je souhaite que nous parvenions ensemble à concrétiser l’humanisme qui nous guide, à concourir à une humanité plus juste et plus durable et à lutter contre toutes les atteintes à la démocratie.
À très vite !
BGR
la règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle car nous ne penserons jamais tous de la même façon
Déserteur des isoloirs pendant de trop longues années, j’ai fini par comprendre que l’abstention n’était pas une solution responsable. Face au constat d’une abstention toujours croissante, notamment chez les jeunes, c’est avec une grande conviction que j’ai signé l’appel suivant :
Appel des bloggeurs démocrates
pour la citoyenneté
Nous, bloggeurs militants, acteurs de la vie de la cité, nous réjouissons que de nouveaux espaces de débats d’opinion et de constructions des choix collectifs fassent évoluer la démocratie.
Néanmoins nous clamons que l’acte démocratique garant de nos libertés, de nos valeurs républicaines, de notre modèle de société et de l’égalité de tous devant les choix qui s’offrent à nous reste LE VOTE !
Ainsi, 2010 sera une année où nous devrons à nouveau nous exprimer pour choisir dans chaque région les projets et les équipes qui auront à répondre aux enjeux de mobilité et de transports, d’éducation et de jeunesse, de formation professionnelle, de logement, d’aménagement durable et de développement économique.
Nous appelons aujourd’hui tous nos concitoyens qui ne l’auraient pas encore fait à s’inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre 2009, pour être acteurs et décideurs de l’avenir de nos régions les 14 et 21 mars prochains. Agir pour ne pas subir !
S’inscrire sur les listes électorales, c’est simple, ça ne prend pas plus de cinq minutes et ça peut tout changer. Il suffit de se rendre au service élection de votre mairie, de vous munir d’une pièce d’identité et d’un justificatif de domicile : http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F1367.xhtml
Pour relayer au mieux cet appel nous incitons nos lecteurs à transmettre largement ce billet autour d’eux et à arborer fièrement l’avatar citoyen sur leurs profils sociaux ou leurs blogs.
Je ne reviendrai ni sur les quatre articles (1)(2)(3)(4) rédigés sur ce blog à propos du sommet de Copenhague, ni sur le piètre accueil reçu lors de leur publication sur AgoraVox. Mais à quarante-huit heures de la fin de cette étape cruciale pour l’avenir de l’humanité, je ne veux pas manquer une dernière évocation.
Les négociations se poursuivent au plus haut niveau, celui des ministres et celui des chefs d’états. Personne ne semble très optimiste sur un succès, tant les divergences entre pays riches et pays pauvres semblent difficiles à concilier, que ce soit sur les engagements contraignants ou sur les financements.
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon a fait cette mise en garde : « Si on laisse aux dirigeants le soin de tout régler à la dernière minute, on risque d’avoir un accord faible ou pas d’accord du tout ». Connie Hedegaard, qui préside les débats, a cherché à accélerer les négociations en multipliant les consultations restreintes avec quelques pays dont les ministres sont présents depuis le début de la semaine à Copenhague. Mais cette méthode a été vivement critiquée par les pays laissés à l’écart.
Le sort de l’actuel accord de Kyoto fait toujours débat et les négociations butent sur les tensions entre pays riches et pays pauvres. Ces derniers ne veulent pas voir la disparition du Protocole de Kyoto, obligeant les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Kamel Djemoua, chef de la délégation algérienne, a déclaré : « Les pays industrialisés voudraient que nous acceptions la mort du seul instrument existant qui les contraignent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ».
La question est pour l’instant insoluble. les États-Unis ne sont pas dans Kyoto et n’y entreront pas. Le Japon et l’Australie ne veulent pas s’engager tant que Washington ne bouge pas. La Chine n’est soumise dans Kyoto à aucun engagement de réduction des émissions. Selon l’ambassadeur français Brice Lalonde, l’Union Européenne ne veut pas apparaître comme « la seule à graver ses engagements dans le marbre quand les autres pays n’offrent que du chewing-gum ».
La France cherche à créer un axe avec les pays africains et le Brésil autour du soutien financier aux pays pauvres, particulièrement pour la forêt. Mardi, Nicolas Sarkozy recevait à l’Elysée le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, chef de file du groupe africain. Aujourd’hui, il devait rencontrer les pays forestiers du bassin du Congo., en présence du premier ministre britannique, Gordon Brown.
Le financement et l’aide aux pays en voie de développement pour leur adaptation aux conséquences du réchauffement climatique et leur réduction d’émission de gaz à effet de serre sont encore dans l’impasse. Ban Ki-moon suggère qu’un accord sur le climat puisse être entériné sans y inclure une aide chiffrée aux pays pauvres sur le long terme. Celle-ci pourrait être discutée par la suite en 2010. Les divergences pour savoir qui va payer et combien sont telles, qu’un accord non chiffré au sortir de Copenhague semble risqué.
Il paraît désormais certain que les négociations continueront après Copenhague…
Copenhague 2009 : L’ultimatum climatique a déjà recueilli plus de 500 000 signatures pour son appel adressée au Président de la République, rédigé sous l’égide des onze organisations non gouvernementales suivantes : WWF-France, Greenpeace France, Action contre la Faim, Care France, FIDH, Fondation Nicolas Hulot, Les amis de la terre, Médecins du Monde, Oxfam France Agir Ici, Réseau Action Climat et Secours Catholique.
Il est encore temps de signer…
Une dernière remarque ! Vous avez sans doute remarqué que de nombreuses manifestations se sont déroulées dans le monde entier à propos du sommet de Copenhague. Il est intéressant de noter que cette expression populaire ne s’élevait pas CONTRE quelque chose, mais POUR quelque chose, pour que nos dirigeants parviennent à un accord donnant à notre humanité toutes les chances d’affronter le futur dans les meilleures conditions.
À très vite !
BGR
la règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle car nous ne penserons jamais tous de la même façon
Au retour d’un voyage dans quelques contrées lointaines, j’ai eu le grand plaisir de découvrir la naissance du nouveau blog tenu par mon ami Thierry P.
Il était prévisible que celui qui offrait à la blogosphère humaniste et démocrate ses commentaires de haute qualité saisisse l’opportunité de lancer son propre blog. Les premiers articles laissent augurer des lectures toujours aussi riches d’enseignement. Personnellement, j’ai beaucoup apprécié de partager mon blog et de donner quelque espace d’expression à quelqu’un que je respecte au plus haut point.
La musique est toujours une rencontre, un grand moment d’humanité. Alors, lorsque notre Hérétique m’a tagué sur sept musiques que j’écoute souvent, je n’ai pas su résister au plaisir de vous citer cette musique qui fait vibrer en moi tout ce qui nous différencie tellement des autres créatures qui peuplent notre planète.
Pour commencer Bach, Mozart et Beethoven que je ne compte que pour un, autrement ce serait trop dur pour les autres. Je ne peux pas établir de sélection courte parmi leurs œuvres, tout est si…
Le largo du concerto pour flûte, piccolo et piano de Vivaldi m’accompagne depuis plus d’un demi siècle.
Take Five de Paul Desmond et son saxophone envoûtant.
Imagine de John Lennon dont le groupe a rythmé mon adolescence.
Una furtiva lagrima de Donizetti que Luciano Pavarotti a immortalisé.
Crime of the century de Supertramp.
Maitia nun zira chanté par Oldarra pour ne pas oublier le chant basque et notamment celui de la Soule.
Maitia, nun zira?
Nik etzütüt ikusten,
Ez berririk jakiten, Nurat galdü zira? (berriz)
Ala kanbiatü da zure deseina?
Hitzeman zenereitan,
Ez behin, bai berritan,
Enia zinela (berriz).
Rien que sept ! J’aurais aimé continuer… D’ailleurs je continue, continue, continue…
Vous qui portez la musique dans votre cœur, votre esprit et vos tripes, surtout n’hésitez pas, continuez cette chaîne et notamment, si ce n’est déjà fait :
Oui, oui, la nuit a été très agitée. Une vraie nuit de folie… Enfin sur mon blog !
J’ai tout d’abord pensé à un bug, puis j’ai redouté des spams, avant de constater que ce devait être un buzz !
Enfin, un mini buzz !
Explications :
Ce matin, je constate que le record d’audience de ce blog a été… disons pulvérisé ! D’une quarantaine de connections simultanées qui datent d’un article sur François Bayrou, le compteur est brusquement passé à plus de 350. Je pense évidemment à une erreur du programme qui gère ce compteur. Les surprises continuent, lorsque je m’aperçois qu’une demi-douzaine de commentaires ont été rédigés en moins d’une heure très tardive sur l’article relatif au match de foot France-Irlande qui n’avait pas déchaîné les foules auparavant. J’imagine alors qu’un plaisantin à multiplié les commentaires ou que je suis victime de quelques spams. Mais vérification faite, les adresses email et les adresses IP des commentateurs sont trop différentes pour que cette hypothèse soit retenue.
Quelques contrôles de la pétition que j’ai initiée à ce sujet sur le site mesopinions.com montrent que les signatures ont suivi la même courbe, ce qui écarte définitivement le bug ou le hasard. Il s’agit donc bien d’un petit phénomène de buzz, dont je n’ai aucune idée de l’origine exacte. Sans doute un site très lu qui a fait un lien vers cet article. Je le saurai peut-être un jour…
Deux remarques pour terminer :
Le phénomène de buzz est vraiment explosif.
Il ne se déclenche pas forcément pour ce qui est le plus important.
À très vite !
BGR
la règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle car nous ne penserons jamais tous de la même façon
Certains de mes amis et lecteurs l’ayant déjà lu sur le site officiel du MoDem, il est temps que j’en fasse écho sur ce blog. Je viens d’être désigné pour rejoindre le groupe de travail de coordination des stratégies numériques du Mouvement Démocrate.
Cette désignation va me permettre de travailler pour le Mouvement Démocrate dans le domaine que je connais certainement le mieux puisque je le pratique depuis près de trente ans. J’espère que mes connaissances et ma motivation seront utiles. J’espère aussi que je saurai m’intégrer pleinement dans le groupe qui m’a accueilli et avec qui j’ai déjà pris contact.
J’ajoute juste une petite précision relative aux quelques mots qui accompagnent ce communiqué à mon propos. Si j’ai effectivement été analyste, responsable de projets informatiques et formateur en méthodes de développement et en architecture des systèmes, ce ne sont plus mes fonctions actuelles. J’occupe maintenant des fonctions de responsabilité logistique et technique pour l’informatique et les télécommunications des deux départements de l’extrême Sud-Ouest.
À très vite !
BGR
la règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle car nous ne penserons jamais tous de la même façon
Robert Rochefort, député européen du Mouvement Démocrate pour la région Sud-Ouest, a rendu visite au Pays Basque vendredi dernier. Il a notamment rencontré les étudiants sur le campus bayonnais. Dans l’après-midi, une réunion de dialogue a été organisée entre notre député européen et les militants démocrates du Pays Basque. Petite parenthèse, j’avoue une réelle inquiétude en raison du nombre très insuffisant de militants qui ont honoré cette rencontre de leur présence.
Les échanges, sur un ton particulièrement décontracté, ont été riches. Nous étions loin du mode grand discours. Nous avons vécu un réel moment de dialogue. L’actualité politique du moment a évidemment été évoquée et Robert Rochefort a répondu à nos multiples questions.
Le prochain Congrès programmatique d’Arras a naturellement été le premier sujet abordé. Robert Rochefort est en première ligne sur ce thème puisque c’est lui qui est chargé de faire évoluer le document de travail en fonction des amendements proposés par les adhérents. Il ne m’appartient pas ici de rédiger un compte-rendu exhaustif. Je citerai juste une mesure qui devrait être introduite dans le document présenté au Congrès :
Nous sommes opposés au cumul des mandats
Les élections régionales ont également occupé une grande partie de la réunion. Bien entendu, les têtes de liste pressenties en Aquitaine ont largement été évoquées et les questions ont été nombreuses sur les modalités de désignation et d’investiture. Juste une information :
Les adhérents voteront au niveau régional
Dans chaque région, les adhérents voteront pour désigner les têtes de liste proposées par le Bureau exécutif. Il ne s’agira plus, comme par le passé, d’un vote national sur l’ensemble des têtes de liste.
Enfin, Robert Rochefort nous a répondu sur ce que représentait sa nouvelle vie : celle d’un homme politique, député européen du Mouvement Démocrate. Il a évoqué sa surprise sur la réaction des gens qui s’étonnaient de le rencontrer dans sa circonscription. Saine attitude que celle d’un élu qui trouve normal d’être et de rester au contact des électeurs. Notre député européen trouve son travail passionnant et constate que l’intégration des « petits nouveaux » n’est pas toujours facile, au sein d’une institution fort complexe. Robert Rochefort trouve aussi que le monde politique n’est pas assez organisé, surtout si on le compare au monde de l’entreprise.
Pour conclure, ce que je retiens de cette rencontre, c’est que Robert Rochefort présente tous les attraits d’un homme « neuf » en politique et que ses réactions ne sont pas celles d’un politicien usé par le métier. J’ai été particulièrement impressionné par sa capacité à écouter les questions, à les comprendre, à leur apporter une réponse précise et à toujours revenir sur la question initiale sans s’égarer et sans jamais noyer le poisson…
À très vite !
BGR
la règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle car nous ne penserons jamais tous de la même façon
Dans deux semaines, le Mouvement Démocrate tiendra à Arras son Congrès programmatique 2009. Bien que je ne puisse pas me rendre sur place, j’ai essayé de contribuer à la mesure de mes moyens à cette concertation des démocrates. Au plan local, j’ai participé à deux des quatre réunions départementales consacrées à cette consultation des adhérents et j’ai eu le plaisir d’en animer une. Au plan national, je viens de rédiger la contribution suivante :
Ayant participé aux réunions locales sur notre projet, ayant lu et analysé avec attention le long document de travail adressé aux adhérents du Mouvement Démocrate, je dois reconnaître que l’immense majorité des propositions me convient parfaitement.
Mais je voudrais attirer l’attention sur quelques points qui, à mon sens, méritent réflexion si nous ne voulons pas rencontrer au mieux l’indifférence, au pire le rejet des électeurs.
Dans cet immense catalogue, les propositions sont de natures très différentes. Certaines d’entre elles pourront être directement mises en œuvre lorsque le Mouvement Démocrate sera majoritaire ou en position d’arbitre dans le pays. Mais un grand nombre de propositions dépendent étroitement de nos partenaires européens et même du concert des Nations. Notre seule victoire électorale n’est donc pas suffisante pour les traduire en actes.
En complément de ce document sur notre projet, je préconise que parmi les seules propositions dont nous avons la stricte maîtrise, il soit demandé aux adhérents démocrates, et pourquoi pas aux citoyens, de choisir celles qui lui paraissent prioritaires :
Il pourrait en résulter dix mesures directement applicables :
Deux mesures humanistes
Deux mesures démocratiques
Deux mesures économiques
Deux mesures sociales
Deux mesures environnementales
Le Mouvement Démocrate s’engagerait immédiatement sur ces dix mesures.
Par ailleurs, j’estime qu’un catalogue de propositions programmatiques est insuffisant pour convaincre les électeurs de faire confiance aux élus démocrates. Les contraintes européennes et internationales et les aléas économiques et sociaux sont souvent trop importants pour que nos propositions et programmes affrontent durablement l’épreuve du temps.
L’électeur attend aussi et surtout autre chose. Il attend des engagements sur les comportements tout autant que sur les programmes. L’abstention et le vote par défaut relève très certainement autant des turpitudes et pratiques politiciennes que des promesses électorales non tenues.
Alors, parlons d’un engagement solennel sur les comportements !
Alors, parlons du cumul des mandats !
Alors, parlons de notre volonté de dialoguer et de rechercher des consensus !
Le document de travail proposé pour Arras explique « Quoi ».
N’oublions pas de préciser « Comment » et « Avec qui »…
À très vite !
BGR
la règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle car nous ne penserons jamais tous de la même façon
Après deux matchs de foot qui n’ont pu les départager, la France et l’Irlande ont joué des prolongations qui resteront longtemps dans les mémoires. Durant ces prolongations, la France a pris un avantage décisif par un but qui n’avait pas lieu d’être accepté. Toutes les télévisions du monde ont montré la main qui par deux fois contrôlait le ballon victorieux. Face à cette injustice manifeste, nous ne chercherons ni responsable, ni bouc émissaire. Mais nous n’acceptons pas cette qualification usurpée.
Alors, rejouons ce match !
Rejouons-le, au même endroit, dans les mêmes conditions, pour que l’équipe victorieuse puisse être fière de sa qualification et puisse porter haut les valeurs sportives. Que les bénéfices directs et indirects de ce match soient volontairement investis, par tous les intervenants, dans un projet humaniste à destination du sport.
Offrons à l’Irlande cet antidote contre l’injustice.
Offrons à nos joueurs et à nous-même l’opportunité d’une victoire méritée.
Offrons à la planète un bel exemple d’humanisme.
Alors, nous pourrons être fiers !
Si vous partagez cet avis, vous irez peut-être signer la pétition que j’ai initiée sur le site MesOpinions.com :
Il n’a fallu que quelques heures pour que Thierry P. réagisse au tag proposé dans le billet précédent. Et quelle réaction, croustillante de verve et de détails que je livre à votre lecture avec un plaisir non dissimulé.
Merci à BGR qui me fait l’honneur redoutable de me refiler la patate chaude.
Se souvenir de ses 23 ans est un exercice qui relève de la haute voltige. Que sélectionner parmi la masse de souvenirs qui se sont sédimentés dans ma mémoire ?
Comme beaucoup, j’étais sur les bancs de l’université. Sursitaire au yeux du service national, j’avais obtenu une dérogation pour achever mon année. Sans entrer dans tous les détails des journées d’un étudiant qui étudiait, je mets en exergue un voyage que j’avais décidé de faire pour aller étudier sur place l’œuvre de MM Ceineray & Crucy architectes et urbanistes qui ont remodelé la ville de Nantes à l’époque classique (fin XVIII°- début XIX° siècles). Le cocasse dans ce voyage, fut d’arpenter une ville que je ne connaissais que par les plans d’urbanisme du XVIII° que j’avais en tête ! Depuis, je garde pour Nantes, ville où j’étais arrivé par le seul hasard d’un travail universitaire à rédiger beaucoup d’attachement.
Sinon que dire encore de la fac ? J’avais fait adopter le principe du sabordage de l’association d’étudiants dont j’étais secrétaire à la suite des tentatives d’infiltration et de noyautage par des membres de la droite extrême. Un jour, j’avais eu la désagréable surprise de découvrir des battes de base-ball entreposées dans notre local associatif. Ceci pour rappeler que les rapports entre étudiants étaient autrement plus tendus et clivés qu’aujourd’hui.
J’ai décroché cette année-là un job de trois mois à la chaîne des inscriptions de ma fac où j’étais en charge de la vérification des dossiers avant leur saisie sur informatique. On avait établi un record pour une amie pressée de lui confectionner sa carte d’étudiant en moins de 10 minutes. Nous y parvinrent en 7 minutes chrono ! Je me souviens d’avoir commencé ce boulot en fac avec les mains violettes. Mine de rien, les vendanges que j’avais faites auparavant dans le Beaujolais avaient laissé des traces indélébiles pendant quelques jours.
Un jour de novembre, ma mère m’avait appelé alors que je bossais à la fac. Je venais de recevoir mon affectation. Ma mère, me lut au téléphone « Fribourg ». Quelle drôle d’idée avais-je dit immédiatement à mes collègues. L’armée va m’envoyer en Suisse !!! Ce n’est que le soir que je compris que c’était Fribourg-en-Brisgau en République Fédérale d’Allemagne. J’ai rejoint mon affectation en deux temps. La veille, j’avais fait un crochet par Thann où j’avais alors de la famille.
J’ai fait le trajet Mulhouse – Strasbourg, le lendemain matin, dans la voiture d’un wagon restaurant d’un train international, belle table, petit déjeuner royal, nappe damassée blanche, bouquet, dernier petit plaisir avant d’endosser la couleur kaki que j’allais porter quelques mois. De la gare de Strasbourg, je garde le souvenir d’un long tunnel à traverser. Il aboutissait de l’autre coté dans une caserne où nous étions triés et estampillés « aptes pour le service ». Je me souviens que je n’avais pas voulu répondre à la question « religion ». Après négociations et palabres, j’avais admis que j’étais baptisé, donc mon dossier militaire comporta la mention « catholique ». En fait, je sus pourquoi plus tard. L’armée demandait la religion de ses recrues au cas où il aurait un conflit car ça leur faciliterait la tâche pour poser une croix, une étoile de David ou un croissant sur les tombes si d’aventure le soldat tombait au champ d’honneur !
Arrivée dans la caserne à Fribourg en fin de journée… C’était une de ces casernes qui avaient été construites sous le III° Reich pour y cantonner les troupes. Cris des corbeaux dans les branches des platanes… Ambiance assez lugubre. Passage à la tondeuse, paquetage etc ! L’incorporation était faite. J’allais passer des mois dans ce bout d’Allemagne qui allait me servir de base pour découvrir un beau pays que je ne connaissais pas. Que dire de plus ? Quand le nuage de Tchernobyl nous passa par dessus la tête, j’appris par ma famille qui était pas loin de l’autre coté en Alsace, que le Rhin avait été un formidable barrage. La France était épargnée !!!
Puis ce fut le retour à la vie civile, la vraie vie. Et c’est une autre histoire…
Thierry P.
Merci Thierry pour ce témoignage d’un « vieux » sursitaire de vingt-trois ans… Nous avons vécu nos épopées militaires au même âge, mais les événements relatés montrent clairement que dix ans les séparent.
À très vite !
BGR
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